- Aujourd'hui: 14/09/2026
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LES ÉLITES INTELLECTUELLES GABONAISES ET L’AFFIRMATION D’UNE AUDIENCE HISTORICO-POLITIQUE : APPROCHE À PARTIR DES MÉMOIRES ET DES RÉCITS DE VIE
Après la Seconde Guerre mondiale, le processus de décolonisation dans les colonies françaises d’Afrique révèle l’émergence d’une élite intellectuelle autochtone décidée à prendre le relais des colons. Le Gabon, colonie française d’Afrique équatoriale, n’est pas épargné par cette tendance à la mutation. La première génération des élites intellectuelles gabonaises, formées par l’école coloniale, va rapidement s’inscrire dans le mouvement de « gabonisation » de la société. Six (6) décennies après l’accession du Gabon à la souveraineté internationale, la publication des mémoires des figures élitistes comme Jérôme Okinda, Philibert Bongo Ayouma, Paul Malekou, censées incarner une nouvelle vision, laisse perplexe sur le rôle d’aiguillon et de boussole qu’ils devraient avoir joué dans l’érection du nouvel État gabonais. Une analyse structurée de la discursivité des publications consacrées à ces trois acteurs majeurs de l’intelligentsia gabonaise laisse nettement percevoir une catégorie de nombrilistes en lutte permanente pour la reconnaissance d’une incertaine place centrale jouée dans l’histoire politique du Gabon. La contribution scientifique vise à étudier les contradictions idéologiques et républicaines des intellectuels gabonais de la première heure à la lumière des publications dédiées aux trois acteurs sus-indiqués.
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